Exercice de Stephen King partie 01.

Je lis Écriture. Il m’en a fallu du temps, comme il en faut à Dick dans cette situation (telle que l’appelle le King) pour réaliser l’ampleur du danger qui le guette. Je me suis amusée à en faire l’exercice sans me préoccuper vraiment de respecter toutes les règles et en changeant le rôle des personnages.

Bon. Stephen King rappelle judicieusement que l’imitation stylistique est une tentation à laquelle il est difficile d’échapper, mais là je me sens surtout coupable de nullité… Enfin bref c’était quand même fun.

Évidemment que je relis le Grand Dieu Pan aujourd’hui, quelle question !


Le nom

Environ cinq minutes s’étaient écoulées entre le coup de fil de ses parents et le moment où Dick avait fait une chose inhabituelle : allumer la télévision. Cinq minutes inaugurales pendant lesquelles il décida de ce qu’il allait faire de son vendredi soir.

Dans la roulette de son esprit fatigué, l’aiguille s’était arrêtée sur la télé. En vérité, il n’en avait aucune envie, mais il avait encore moins l’envie de penser. La journée s’était résumée à une succession d’allers-retours entre l’université et la maison familiale. C’était son premier weekend de liberté après les évènements.

Ses parents ne voulaient pas le laisser seul tout de suite ; ils avaient cédé. Ils avaient perçu le ton fébrile de sa voix, ses yeux de moins en moins capables de se fixer sur un interlocuteur, le grattement exaspéré qui encombrait sa gorge tout au long de la semaine ayant suivi le procès.

Ils lui laissaient donc la maison le temps du weekend. Quand à Nell, elle serait chez Martha, l’amie d’enfance de Dick. Martha qui lui avait pardonné de lui avoir tourné dangereusement le dos, comme au reste. Martha qu’il apprenait de nouveau à connaître et qui lui réapprenait à lâcher prise.

Réapprendre à vivre avec mon grand amour, la solitude. Ouaip ! Ouaip… et qu’est-ce qu’il y a de mieux pour cela mon bon vieux Dick, qu’une rasade d’abrutissement télévisuel ? Depuis quand hein ? Dis moi depuis quand ? Eh bien depuis la touche ON.

Affalé sur le long et plat sofa de simili-cuir en L, il écouta le sifflement, à des années lumières, du gros bulbe cathodique dont il avait interrompu la veille, et fixa la diode passer d’un rouge de phare d’ambulance à un bleu de vaisseau spatial.

La chaîne nationale s’ouvrait dans un fondu inversé, proposant une fournée des vidéos les plus hilarantes du web, encadrées par une vignette magenta agressive. Le programme parfait pour se perdre. Par ici les boutades d’animateurs demeurés, les rires putassiers et contagieux sur la forme évocatrice d’ustensiles de cuisine fabriqués par les ingénieurs de Séoul, les chats, les chiens, les enfants, tous les clowns involontaires passés à la moulinette suprême et infernale. Par ici !

Mais aucun des risibles incidents que Dick vit défiler n’incitèrent le coin de ses lèvres à s’allonger. Aucune image n’imprimait sur ses rétines le moindre sens.

Ses yeux, tout comme son esprit, étaient distraits par le vent dont la violence naissante faisait s’entrechoquer les branches du tilleul découpé par son père en forme de parapluie, et reflété sur un coin de l’écran.

Il courba le torse et regarda au-delà de la baie vitrée. Il n’était que quinze heures mais le ciel blanc couvert et un vent d’ouest glacial avaient considérablement baissé la luminosité. Au-dessus de la haie taillée en vagues inégales – un sujet épique entre les maîtres de maison – les maisons mitoyennes des voisins semblaient absorbées par un dernier plan de végétation ténébreuse comme si elles s’éteignaient. Les grands arbres du parc semblaient délimiter ce monde d’un autre, sauvage, autrement excessif.

Le monde se dépouillait déjà de ses couleurs, ou bien n’était-ce que cette ville qui mourrait, avalée par… ?

Cette impression d’être happé…

Dick s’obligea à tuer dans l’œuf la référence qui naissait dans son esprit et avait, l’espace d’un infime instant, voilé son cœur.

Il leva la télécommande et garda son pouce pressé sur la touche directionnelle. Les chaînes se succédaient, se répétaient dans leurs promesses de consolation gangrenées à coup d’épreuves pimentées de sexe télé-surveillé, de fouilles archéologiques révélant un niveau supplémentaire de la violence et de la démence historique, du caractère dérisoire de toute notion de confiance entre particuliers…

Il mit un terme à son errance, s’arrêtant sur une chaîne d’informations en boucle. Encore un objet de conflit parental qui rappela fugacement à ses souvenirs l’image de son père, avide devant l’écran, buvant le flux aux eaux assourdissantes de l’info en continu, comme une tasse revigorante de café noir.

La fatalité extérieure devenait la sienne, celle de sa mère, celle de Dick. La chaîne d’infos en boucle était la preuve, en images, de la continuité réelle des contes de fées peuplés de monstres. La télé mettait en garde sur ce qui se passait, au-delà du seuil familier. Le monde n’était que terreur infatigable. Rien d’autre que ça. Et t’es un parfait imbécile Dick, de croire qu’il en est autrement.

Il rit. Un frémissement de cheval. Quel imbécile j’ai pu être ! Cinq ans. Ce n’est qu’au bout de cinq ans avec elle que j’ai compris. 

Il se souvint de la première pensée qu’il avait eu en sortant de l’hôpital. Il allait devoir affronter les yeux de ses deux parents, s’expliquer, parler de sa vie avec elle comme il l’avait fait avec le flic lors de l’interrogatoire.

Mais avec son père et sa mère, ce ne serait pas la même chose. Devant eux, il allait redevenir un enfant qui avait simplement désobéi.

Contre toute attente, le père de Dick avait gardé le silence et même une sorte d’inédite et respectueuse distance avec lui. Sa mère avait fait de même. Elle ne parlait plus, sauf pour lui demander s’il voulait quelque chose de spécial à manger.

Dick avait eu la sensation d’avoir rêvé sa vie d’adulte. Il aurait mille fois préféré que ce soit vraiment le cas. Il avait été comme le petit Chaperon rouge au masculin, fraîchement sorti du ventre du loup, à jamais souillé, portant sa marque.

C’était elle, la louve, qui était à présent entre les murs blancs, un bracelet à la main. Cinq ans auparavant, il l’avait découverte comme l’on découvre une créature résolument inapte à la vie ordinaire. Et Dick avait connu, à ses côtés, la jouissance de l’extraordinaire montée d’une sauvagerie des plus ludiques.

On avait acquitté Dick pour la mutilation aggravée de quatre gosses. Ces gosses qui lui ressemblaient tant à une autre époque… Ces gamins au regard si dur qu’elle a fait saigner à blanc.

Dick avait regardé chacun d’entre eux se métamorphoser, tandis que leur vie leur échappait, en un tas d’immondices sanglantes. Ils les avait vu passer de l’adolescent à l’enfant, puis au nourrisson larmoyant et sans défense. Puis à la chose que la torture déshumanise.

Sous son couteau… Sous ses dents. Dans cette cabane en pleine forêt qui avait des allures de porte de l’enfer.

Dick sentait encore et toujours les gerbes d’un châtiment brûlant sur son épiderme, comme l’enfant qu’il était resté. La réalité le condamnait à le rester…

Il y avait Nell maintenant, la fille de la louve…

Je l’ai ramenée, je l’ai… sortie de son giron sanglant sans réfléchir. Je l’ai prise avec moi… Je sais, bon sang, que je ne l’ai pas fait pour la petite, mais bien parce que c’était ce que je devais faire. Et si je l’avais laissée dans son ventre ?

Nell était née une semaine auparavent. Elle ne connaîtrait jamais le passé de sa mère. Leur passé. C’était là tout ce qu’il pouvait faire pour elle. Lorsqu’il l’avait tenue pour la première fois dans le creux de ses bras, le bébé l’avait regardé avec ses propres yeux à lui. C’était à cause de cela qu’il l’avait emporté.

Mais j’ai bien failli l’abandonner. J’ai voulu la laisser, peut-être pas la tuer, mais la laisser à sa mère. Je les ais imaginées s’étouffer dans leur propre sang. Ce sont les yeux de Nell, mes yeux, qui ont tout changé.

Cette femme… comment a-t-elle pu donner la vie après en avoir détruit tant d’autres ?

Le vent s’engouffra dans la charpente, y déposant ses mauvais génies. Sur l’écran, les commentateurs passaient d’explosions en implosions. Dick voulut éteindre, s’avouant vaincu et projetant vaguement d’opter pour un livre mais son pouce s’arrêta sur le bouton d’arrêt. Il le glissa jusqu’au bouton en flèche ascendante et monta le son. La voix de la présentatrice du journal lui grattait désagréablement les tympans.

« Nous venons de l’apprendre ; cet après-midi une patiente psychotique connue pour de graves agressions et mise en danger de la vie d’autrui aurait trompé la vigilance des gardiens du centre de détention du Cèdre d’Argent à Sacrel, et a réussi à s’échapper aux alentours de treize heures. Il s’agit de Jane Splinter, vingt-deux ans, la fille du maire de la petite ville côtière de Urbsaeterna… »

L’écran s’éteignit. Dick laissa tomber la télécommande qui produisit un bruit sourd sur le rembourrage de mousse du sofa. Le hurlement du vent s’était intensifié, faisant craquer l’ossature de la maison comme un navire. Dick sentit les murs se tendre. Le silence et l’obscurité avaient saturé l’atmosphère. Il demeura sans bouger, essayant d’évacuer de sa tête la moindre pensée.

Dick se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il alluma et plaqua ses paumes sur le rebord du robinet.

Le miroir lui révéla un adolescent aux yeux alourdis et injectés de sang. Cet adolescent ne voyait rien ; ses yeux étaient devenus, depuis longtemps, incapables de plonger dans le regard d’autrui. C’étaient les yeux d’un imbécile qui n’avait jamais croisé que des billes à peine mobiles roulant dans des orbites appartenant à des visages non humains, créés de toutes pièces par d’autres types aux yeux destroy devant un écran d’ordinateur. Les yeux de types comme le Dick d’autrefois, celui-là même qui se tenait dans le monde du miroir, qui avaient désappris à voir. Ils ne pouvaient que s’arrêter sur ceux des loups, l’incarnation vivante de leur cauchemar consenti.

Sortie ? Échappée ? Dans la nature…

Dans le fond, Dick avait toujours su qu’on n’enfermait pas une louve, que le défaitisme feint de ces créatures derrière des barreaux – ou des murs capitonnés de blanc – était un repos temporaire leur permettant de recouvrer des forces. Les loups ne dormaient pas emprisonnés, ils attendaient et jouaient le jeu, ajoutant à leur comptant de fibres en dévorant ce qu’on leur donnait. Juste assez pour que leurs griffes, leurs crocs et les muscles permettant à ces pointes acérées d’imprimer leurs marques sur les corps chétifs puissent fonctionner de nouveau.

Il ne leur fallait, le moment venu, qu’une dose suffisante de détermination pour sortir, s’attaquant aux victimes les plus faciles : ces corps ayant renoncé au moindre sport. Leur chair était toujours offerte. Ils leur était alors facile de gober les yeux déjà foutus de ces crânes qui ont cessé de voir…

Dick pressa son front sur celui du gamer qu’il fut. Le contact de la glace était frais. Il avait chaud, foutrement chaud. Il faisait froid pourtant dehors, et le chauffage n’avait pas été allumé. Mais Dick sentait la sueur sillonner sa nuque, le creux de sa poitrine et ses aisselles. Il demeura ainsi un moment, contre son alter-ego. Le Dick d’aujourd’hui, à peine sorti vainqueur PAUVRE FOU du combat contre le monstre aux yeux flamboyants, reposant sur le Dick d’autrefois. Celui-ci, il en avait l’irritante conscience, n’était d’aucun secours. Un rire de cheval épuisé le tira de ses conjectures.

Merde j’ai peut-être rêvé. Ou perdu la boule. Ou bien peut-être que ce n’est pas vrai… Elle n’est pas sortie…

Il fit couler l’eau froide et s’en aspergea la trogne, malaxant ses yeux endoloris. Puis il retourna au salon et remis la chaîne d’informations en continu. Cette fois, on évoquait les drones et la menace sur la vie privée ; un bilan statistique des violences faites aux femmes… Bon. Le retour en force de Manuel Mutus, président de l’association de défense des droits de l’enfance, ennemi numéro un de tous les joueurs de jeux vidéos suite à l’évasion d’une dangereuse criminelle, elle même adepte des jeux d’horreur…

Son pouce pressa la touche OFF.

Il demeura ainsi, indécis, inactif, pendant un temps qui aurait suffi à recréer le monde. Il riait de l’intérieur, s’amusant de son propre désir, à cet instant précis : qu’il existe un bouton pour arrêter le temps. Dingue ! Ça ne cessera de m’étonner les conneries auxquelles l’on peut penser quand on est dans la merde. Le psy aurait tout de suite fait éclater la vérité, il aurait expliqué à Dick que le cerveau était un spécialiste de la fuite. Merci bien, doc’.

Fuir… Où ça ? Où irais-je dans un monde qui déborde de loups ?

Dick regarda la vieille pendule murale sur le crépi jaunâtre de la cheminée. Quinze heures vingt-deux. N’était-ce pas l’heure à laquelle il avait, autrefois, cessé d’errer dans les mondes virtuels pour entrer dans la nature ? L’heure précise à laquelle elle, Jane, avait débarqué dans sa vie ?

C’était-elle qui l’avait rappelé à la nature.

Dick était de sortie, ce jour-là. Il avait assez joué pour la journée et commençait sérieusement à avoir mal au crâne. Il s’était rendu au parc aux grands pins centenaires, millénaires peut-être. Il fumait, seul, quand il l’avait vue. Une géante aux yeux d’animal. Il en était tombé amoureux pour des raisons que ne comprennent que ceux à qui l’on remplace le lait de leur biberon par du sang. Mais ce sang-là, ce sang de fantasme avait le goût de la confiture de mûres.

Jane l’avait pris par la main avec sa patte argentée pour lui imposer, sans qu’il ne s’en rende compte, l’ultime dilemme : tuer ou être tué. C’était un jeu, affirmait-elle. Il n’y avait pas cru. En réalité, leur relation avait été progressive, montant sur des niveaux que son cerveau avait intégré, bizarrement, comme des défis.

Jane l’avait initié à ces escapades dans les bois. Son corps phénoménal s’était souvent jeté sur le sien, dans la terre mouillée. Avec elle, il avait progressivement abandonné ses vêtements pour découvrir, nu, la nouveauté terrifiante d’un monde de prédateurs bipèdes. La communauté de Jane, qu’il avait pris pour une troupe de  terroristes vegan sans véritable envergure. Il s’était trompé.

Des loups…

Des loups se nourrissant de véritable sang humain. Toujours hagards, affamés. Ils ne prenaient aucune came. Le sang faisait tout. C’était au cours d’une journée morne comme celle-ci que Dick les avait vus en action sur les cadavres qu’il avait d’abord pris pour ceux de porcs.

Jusqu’à ce que Jane lui dise la vérité. Avant de tomber sur les gosses, Dick ne l’avait jamais vraiment prise au sérieux, pas plus qu’il ne prenait ce monde au sérieux. Voilà ce que jouer sur un écran lui avait appris. Même le festin dans la forêt, avec les membres de cette fraternité, ne lui avait semblait qu’un mauvais rêve ou, au mieux, une hallucination.

Mais si les jeux lui montraient, sur l’écran, ce qu’il voulait voir, celui du salon, cet autel connecté à la réalité, devant lequel ses parents ne manquaient jamais l’office… Cet écran-là ne mentait jamais. Et t’es un putain d’imbécile, mon garçon, de croire aux théories de la désinformation. Rentre-toi bien cela dans le crâne ! Le monde est ce que tu vois à la télévision, le monde n’est que terreur et sauvagerie.

La voix de son père cessa de résonner. Dick cherchait désespérément le vide. Quelque chose venait d’arrêter net son flot de pensée, quelque chose de létal. C’était une odeur. Oui ? C’était bien un parfum qu’il sentait, un parfum qu’il reconnaissait. Une odeur qu’autrefois il n’attendait que de sentir : feuille de vigne. En réalité l’odeur soyeuse et prenante lui avait toujours évoqué un savon coûteux – et de toute façon qui diable prend le temps de coller ses narines sur des feuilles de vigne de nos jours pour vérifier ?

En revanche, mes narines n’ont jamais oublié ce que devenait ce parfum pénétrant régulièrement dans ses pores à elle. Les molécules du parfum servant de couverture, concentrées, artificielles, propres, fusionnant avec les cellules de son derme cachant les relents fétides d’une peau de louve. Elle mettait ce drôle de parfum pour masquer son odeur naturelle, la même que ses petits copains de la forêt… Ce mélange d’odeur de fleurs chimiques et de venaison lointaine…

Cette odeur avait réécrit le sens des désirs de Dick. Il se souvenait avoir voulu y enfoncer ses narines, jusqu’aux replis secrets et nauséabonds de l’intimité de la bête, s’y enfoncer jusqu’à s’y perdre.

Il avait traîné cette senteur comme un animal comblé et idiot au bureau. Vous trouvez que je pue la mort ? Sérieux la MORT les gars ? Bah moi je respire vos odeurs de pucelles.

L’odeur de son ancienne victoire, du piège abyssal dans lequel il s’était précipité à cœur ouvert, à verge déployée, il la sentait à présent embaumer l’obscurité.

Non… ce n’est pas possible. Elle ne peut quand même pas être ici…

Mais Dick savait très bien qu’elle était ici. Peut-être n’était-elle pas encore matérialisée ; peut-être que l’odeur ne traduisait que l’imminence de son approche.

Se traitant de sombre idiot, Dick se dirigea vers la porte d’entrée, rectangle d’un blanc presque effacé dans les ténèbres. Fermée. Le trousseau de clefs reposaient sur la commode. Les stores baissés, il voyait distinctement les contours du métal, et jugea qu’il n’était pas utile de les toucher pour se convaincre que les clefs n’avaient pas bougé d’un millimètre. Il tourna la tête ; la cuisine était vide et l’on n’entendait que le ronflement habituel de la machine à glaçons du gros frigo.

Dick repartit au salon, son cœur cognant comme un ballon abritant un lutin fou et désespéré. La baie vitrée révélait trois couches de lavis, un dégradé terne qui fusionnait dans la propagation d’une encre noire. Une bande de ciel blanchâtre, mordue par les sommets des conifères gigantesques du parc, semblait s’amincir. Les aiguilles de l’horloge n’avaient pas bougé. Mais Dick se foutait royalement de savoir si c’étaient les piles qui étaient mortes.

Il attrapa une petite télécommande carrée et pressa un bouton ; le grand store se baissa lentement sur la baie vitrée, fermant le dernier œil ouvert de la maison sur un jardin qui semblait avoir été dévoré par le néant.

Puis il se dirigea lentement vers la porte au (vrai) panneau de signalisation rouge barré d’un rectangle blanc. Même dans l’obscurité à présent presque opaque, le trait brillait, rappelant la frontière précise entre son ancien refuge et le reste.

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